Le flux migratoire postnuptial diurne à l’estuaire de la Loire

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Victor LERAY,  23/11/2017

Voici ce que nous avons remarqué en 2017.

Flèches en noir : on détecte le flux à partir de la Pointe de Penchâteau mais on ne sait pas grand-chose sur ce qui se passe en amont. Dans un autre article je fais le bilan des sites prospectés en amont pour essayer de comprendre comment se forme ce flux. Les oiseaux longent la côte pour franchir l’estuaire de la Loire. Le problème est que les oiseaux ne franchissent pas tous au même endroit et que cela peut varier selon les conditions météo et les espèces. Il y a eu plusieurs comptages simultanés à Penchateau, au Fort de l’Eve et à Donges. Dans un autre article de ce site web on voit comment le flux évolue entre ces différents lieux.

Flèches en rouge : les lieux où on voit des oiseaux partir vers la mer pour franchir l’estuaire. A la pointe de Penchateau quelques oiseaux partent en direction de l’île de Noirmoutier, sans que l’on sache s’ils maintiennent le cap jusqu’au bout ou s’ils obliquent vers la pointe Saint Gildas. Certains partent directement vers la pointe Saint Gildas. D’autres filent vers le chapelet d’îlots : les Events, Baguenaud et Pierre-Percée, sans que l’on sache si par la suite ils obliquent vers le Sud vers la pointe de Saint Gildas ou s’ils continuent côté Nord vers la pointe de Chémoulin.  Enfin, de nombreux oiseaux, à la pointe de Penchateau, semblent surpris de se retrouver face à la mer, tournent en rond, hésitent, et finalement tournent à gauche en direction du port du Pouliguen.  puis de La Baule.

Le franchissement à partir de la pointe de Chémoulin n’a pas encore été étudié. En revanche il a été observé à la pointe de l’Eve, mais une partie des oiseaux continue vers Saint-Nazaire, où on suspecte un franchissement à la pointe du fort de Villes-Martin.

A Donges  l’estuaire n’a plus que 2 km de largeur et un franchissement vers Paimboeuf a été constaté.

Flèches en bleu : s’il est évident que des oiseaux quittent le cortège des migrateurs qui longe la côte pour franchir l’estuaire, il est aussi évident que des oiseaux rejoignent ce cortège entre les pointes de Penchateau, de l’Eve et Donges. On s’en aperçoit à cause des variations des effectifs totaux et par espèces. L’origine de ces apports est incertaine. Il s’agit peut-être d’un flux côtier, en retrait, parallèle à la mer et indétectable depuis les pointes et qui finirait par se rapprocher du rivage. De même, on ne peut exclure totalement une influence du flux continental. Dans ce cas les oiseaux obliqueraient vers le Sud puis l’Est en apercevant la mer. Cette influence continentale n’a pas été franchement constatée aux pointes, où 99% des effectifs volent vers l’Est en direction de l’estuaire. Les quelques oiseaux volant de façon déterminée vers l’Ouest peuvent provenir du flux continental mais peuvent aussi être des oiseaux locaux.

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